Kad Merad, accompagné de Liane Foly, a été le parrain de la 21e édition du Téléthon. Interview.
Quel est votre souvenir du Téléthon ? Je n'y ai jamais participé mais je regardais de temps en temps. J'ai des souvenirs de téléspectateur, des souvenirs de dons. Moi-même, je donne chaque année pour le Téléthon.
Quelle a été votre réaction quand l'AFM vous a demandé d'être le parrain ? J'étais à la fois surpris, honoré et curieux. Mais j'avoue que j'étais assez surpris et je me suis dit : "Pourquoi moi ?"
Pourquoi pas ? Effectivement et c'est ce que je me suis dit d'ailleurs ! Et comme je suis assez curieux, aventurier et ouvert, j'ai donc accepté. J'ai dit oui sans savoir vraiment ce qui m'attendait, ce que cela représentait. Mais maintenant, je sais.
Et que savez-vous ? Comment avez-vous été briefé ? Je me suis briefé tout seul. Je suis allé voir la raison, la cause. Je suis allé au laboratoire Généthon, à Evry, où se trouvent de nombreux chercheurs. J'ai rencontré également des malades, les parents. Maintenant je sais pourquoi je le fais, je sais l'importance des dons parce que la recherche doit continuer. Il faut dire aux téléspectateurs et à tous ceux qui ne seront pas devant leur téléviseur qu'on doit se mobiliser. Le niveau de qualité de la recherche et les résultats que les chercheurs obtiennent sont impressionnants.
Justement, ne ressentez vous pas une pression vis-à-vis du compteur ? Je sais que c'est LE moment que l'on attend mais je n'ai pas la pression. Je l'aurai peut-être le jour J, les moments où le montant des dons ne bougera pas. Mais je me dis que les parents, les enfants malades et les chercheurs auront aussi la pression parce que les dons comptent énormément et représentent un enjeu énorme.
Liane Foly souhaite donner un côté festif au Téléthon, qu'en pensez-vous ? Lorsque vous croisez les enfants, les parents, ils ne pleurent pas, ils ont beaucoup d'espoir. Et l'espoir donne de la joie. Ils ne se plaignent jamais même si ce qu'ils vivent est extraordinairement pénible. Ils sont plutôt contents de ma présence, de toute la préparation faite autour de cette grande soirée. Je comprends Liane quand elle parle de fête car ce sera une vraie fête pour tous ces enfants, ces parents et ces chercheurs sans omettre l'information. Les téléspectateurs doivent comprendre et savoir pour quelles raisons les dons sont nécessaires.